Le Capharnaüm dans ma tête et les histoires de tous les jours
Il y a un peu plus d'un mois s'est déroulée la représentation de la pièce de mon cours de théâtre. On a joué deux soirs des extraits de Tongues (langues en français) une pièce américaine de Sam Shepard et Joseph Chaikin, en y intercalant de petites scènes de présentation où nous clamions que ceci, ce que nous jouions, n'était pas une pièce, n'était pas un spectacle.
Non, en effet, c'était un filage. La version non complète et peu travaillée de quelques scènes, une répétition devant le public. Mais une répétition avec une mise en scène, sans pauses, sans reprises, avec très peu d'interventions de notre professeur. Mais était-ce vraiment "pas un spectacle" ? Au final, si.
Je me suis amusée comme pour un spectacle. Depuis toutes ces années où mes différentes activités m'ont amenée à me produire devant familles et amis, j'ai toujours apprécié être sur scène, je change de corps, de personnalité, et je suis ces personnes que je ne suis jamais un autre jour ; premier violon parmi d'autres qui contons une musique, cygne, automate, femme fatale, agresseur, révolté. Dans cette pièce, je suis un mort. Qui parle.
Les instants qui précèdent sont terribles. Surtout quand il se présente des personnes innatendues au sein du public ! Mais une fois lancée dans ce que je dois faire, j'oublie tout, le public s'efface partiellement, je suis dans le rôle et je fais ce que j'ai répété tant de fois, en prenant tout le plaisir possible à le faire.
J'ai plaisir aussi à voir autour de moi ces personnes timides ou qui manquent de confiance se redresser face aux autres, sur scène ou dans leur quotidien.
J'ai fait le graphisme de l'affiche. Eau, aquarelle, encre et pinceaux et je me suis amusée. Les autres ont choisi, puis comme vous le voyez, on a un peu hésité dans le titre (traduction d'édition française : langue en liberté)
Celle qui a été choisie
L'affiche finale, réalisée par Philippe Pan.
Et enfin des photos (très belles) prises par Tran Duc Minh Nguyen (toutes ses photos sont ici)
Merci à Stéphanie Béranger, actrice, metteur en scène, notre mentor qui nous a poussés à éclore dans le jeu et guidés dans ce non spectacle.
Je vous salue,
Diju A.